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	<title>no-media.info &#187; Économie</title>
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	<description>le réseau indépendant d'information</description>
	<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 16:28:30 +0000</pubDate>
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		<title>Xavier Bertrand tente une contre-offensive sur le temps de travail des cadres</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Aug 2008 06:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>no-media.info</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/1150/xavier-bertrand-tente-une-contre-offensive-sur-le-temps-de-travail-des-cadres"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/xavier_bertrand_nm.1dzye9w510f4c0cckogcww4g.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="122" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>Pas de vacances pour les protagonistes de la polémique sur le temps de travail des cadres. Juste avant le week-end, le ministre du Travail et des Relations sociales, Xavier Bertrand, a répliqué par écrit, dans des courriers séparés et personnalisés, aux trois syndicats qui avaient protesté, mercredi, contre le projet de loi de réforme des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/1150/xavier-bertrand-tente-une-contre-offensive-sur-le-temps-de-travail-des-cadres"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/xavier_bertrand_nm.1dzye9w510f4c0cckogcww4g.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="122" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>Pas de vacances pour les protagonistes de la polémique sur le temps de travail des cadres. Juste avant le week-end, le ministre du Travail et des Relations sociales, Xavier Bertrand, a répliqué par écrit, dans des courriers séparés et personnalisés, aux trois syndicats qui avaient protesté, mercredi, contre le projet de loi de réforme des 35 heures voté par le Parlement.</p>
<p>Un texte qui ouvre notamment aux entreprises la possibilité de relever la durée du travail des quelque 40 % de cadres qui sont sous le régime du forfait jours. Très remontés, les syndicats de cadres CGT, CGC et CFDT dénoncent en particulier le nouveau plafond légal, porté de 218 à 235 jours, qui s&#8217;appliquera en l&#8217;absence d&#8217;accord dans l&#8217;entreprise. Il permet juste le maintien de cinq semaines de congés payés, de tous les samedis, dimanches et du 1er Mai.</p>
<p>De nouvelles garanties</p>
<p>Dans ses différents courriers, ainsi que dans un &#8221; questions-réponses &#8221; adressé à la presse, Xavier Bertrand explique, en substance, que le plafond de 235 jours apporte une protection nouvelle aux cadres qui ne souhaitent pas travailler plus. Le ministre assure, d&#8217;abord, qu&#8217;il &#8221; n&#8217;implique pas le travail d&#8217;un jour férié ou d&#8217;un jour de congé payé &#8220;. C&#8217;est en théorie exact, mais dans la mesure seulement où ces jours fériés non travaillés seraient remplacés, par exemple, par des samedis travaillés. Ou dans la mesure encore où une entreprise ne remettrait pas en question les dispositions propres relatives aux jours fériés chômés. Xavier Bertrand estime ensuite qu&#8217;un cadre actuellement en forfait jours peut aujourd&#8217;hui &#8221; travailler bien au-delà de 218 jours, soit potentiellement jusqu&#8217;à 282 jours, sur l&#8217;année, et ce sans aucune majoration de rémunération &#8220;. L&#8217;argumentation n&#8217;est guère convaincante : à présent, aucune convention collective ne peut dépasser 218 jours et un cadre ne peut travailler plus que s&#8217;il récupère des jours de travail et après autorisation de l&#8217;Inspection du travail. Un cas très rare. Cela n&#8217;empêche pas le ministre d&#8217;affirmer que le plafond de 235 jours est &#8221; plus protecteur que l&#8217;actuelle possibilité de travailler jusqu&#8217;à 282 jours &#8220;. Il ajoute que la loi apporte deux garanties nouvelles aux cadres : un entretien annuel avec chaque salarié au forfait et la consultation annuelle du comité d&#8217;entreprise.</p>
<p>L&#8217;angle choisi par Xavier Bertrand pour mener sa contre-attaque peut étonner dans la mesure où elle paraît ne pas assumer l&#8217;objet de la loi, qui est bien, comme l&#8217;a dit le ministre lui-même, d&#8217;&#8221; en finir avec les 35 heures &#8220;. Mais le gouvernement peut-il se mettre les cadres à dos alors que la bataille politique sur ce sujet est certainement loin d&#8217;être close ? Les parlementaires PS, PCF et Verts ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre cette loi &#8221; dangereuse &#8220;, au motif que &#8221; les règles qui garantissent la protection de la santé et de la sécurité des salariés doivent être fixées par la loi, et pas définies par les seuls accords d&#8217;entreprise &#8220;.</p>
<p>Source : Les échos.fr</p>
<p>Photo : Xavier Bertrand</p>
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		<title>La France est le premier investisseur étranger au Maroc, en Jordanie, au Liban et en Egypte</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 10:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>no-media.info</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/1146/la-france-est-le-premier-investisseur-etranger-au-maroc-en-jordanie-au-liban-et-en-egypte"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/dubai_nm.36h4emr8jfs4skcossk4sckwg.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="106" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>La France est décidée à jouer un rôle plus important dans les enjeux proche-orientaux et à encourager le développement des pays méditerranéens et arabes. L’occasion de revenir sur les différents liens économiques, techniques et culturels que la France entretient déjà avec les pays arabes. Aperçu d’une présence française en plein essor.
“Sur le plan commercial tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/1146/la-france-est-le-premier-investisseur-etranger-au-maroc-en-jordanie-au-liban-et-en-egypte"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/dubai_nm.36h4emr8jfs4skcossk4sckwg.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="106" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>La France est décidée à jouer un rôle plus important dans les enjeux proche-orientaux et à encourager le développement des pays méditerranéens et arabes. L’occasion de revenir sur les différents liens économiques, techniques et culturels que la France entretient déjà avec les pays arabes. Aperçu d’une présence française en plein essor.</p>
<p>“Sur le plan commercial tout d’abord, il est aisé de prendre la mesure de la présence française dans les économies de ces pays. En effet, la France est globalement le premier partenaire du Maghreb, avec près de 580 milliards d’euros d’aide au développement.</p>
<p>Elle est le premier fournisseur de chacun des pays de cette vaste région, ainsi que le troisième en Iran, bien que les relations aient enregistré un net refroidissement en raison des problèmes liés à la question nucléaire.</p>
<p>Les exportations sont très importantes au Proche-Orient aussi, bien que de façon moins marquée qu’au Maghreb, anciennes colonies et proximité géographique obligent. Les premiers clients de la France au Proche-Orient étant les Emirats Arabes Unis (Total y est le premier investisseur français), loin devant l’Arabie Saoudite, la Turquie, Israël, et l’Iran.</p>
<p>Du côté des importations, la France achète pour sa part une grande quantité d’hydrocarbures en provenance des pays du Proche-Orient, et constitue un partenaire commercial privilégié des pays du Maghreb. L’Algérie est ainsi son premier partenaire en Afrique, et en ce qui concerne le Maroc et la Tunisie, la France est tout simplement leur premier importateur, absorbant par exemple le tiers des exportations marocaines.</p>
<p>La France se révèle aussi un investisseur de taille pour les pays arabes. Elle est effectivement le premier investisseur étranger au Maroc, en Jordanie, au Liban et en Egypte. De plus, elle est au premier rang pour le stock d’Investissement Directs à l’Etranger (IDE) en Turquie sur les dix dernières années.</p>
<p>L’aide publique française au développement est une autre preuve des liens existant entre le France et les pays arabes : le Maroc est ainsi le premier bénéficiaire de ces aides, la Tunisie et l’Algérie en bénéficient tout autant.</p>
<p>De plus, en tant que président du Club de Paris, groupe informel de créanciers qui a pour but de trouver des solutions aux difficultés de paiement des nations endettées, la France a toujours soutenu les demandes de rééchelonnement de la dette jordanienne.</p>
<p>A noter par ailleurs que depuis les années 90 notamment, le stock d’investissement français a été multiplié par six aux Emirats Arabes Unis, les échanges avec l’Algérie ayant presque doublé.</p>
<p>Ceux réalisés avec la Turquie sont eux aussi en nette augmentation et, plus généralement, la place de la France dans les économies des pays arabes a donc tendance à croître”.</p>
<p>Source : Guysen news</p>
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		<title>Fraude à la Société Générale : Le scénario de la direction est-il crédible ?</title>
		<link>http://www.no-media.info/604/fraude-a-la-societe-generale-le-scenario-de-la-direction-est-il-credible</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jan 2008 06:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>no-media.info</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/604/fraude-a-la-societe-generale-le-scenario-de-la-direction-est-il-credible"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale1.4crsilzlqhogkcc8ww0wwwg0c.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>La Société Générale détient depuis cette semaine le record peu convoité de la plus grande fraude financière jamais commise à ce jour contre un établissement financier avec un préjudice qui avoisine les 5 milliards d&#8217;euros. Pour Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, il s&#8217;agit d&#8217;une « fraude inouïe ». Daniel Bouton, PDG de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/604/fraude-a-la-societe-generale-le-scenario-de-la-direction-est-il-credible"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale1.4crsilzlqhogkcc8ww0wwwg0c.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>La Société Générale détient depuis cette semaine le record peu convoité de la plus grande fraude financière jamais commise à ce jour contre un établissement financier avec un préjudice qui avoisine les 5 milliards d&#8217;euros. Pour Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, il s&#8217;agit d&#8217;une « fraude inouïe ». Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, parle de « malchance au carré ». Mais pour nombre de professionnels des marchés, la fraude qui a touché la Société Générale est tout simplement « incompréhensible » lorsque l&#8217;on connaît la réputation de sérieux et de compétence des équipes de gestion des risques de cette banque.</p>
<p><strong>Fraude à la Société Générale : Le scénario de la direction est-il crédible ?</strong></p>
<p>Selon la direction de la Société Générale, un trader isolé, Jérôme Kerviel serait à l&#8217;origine de la perte de 4,9 milliard d&#8217;euros. Il aurait déjoué les mécanismes de contrôle mis en place par la banque et misé des sommes colossales sur les marchés des futures sur indices actions. La banque a déposé plainte, dès jeudi 24 janvier, auprès du Parquet de Nanterre pour &#8220;faux en écriture de banque, usage de faux et atteinte au système de traitement automatisé des données&#8221; contre son employé.<br />
Il est difficile de comprendre comment la bonne connaissance du système et des processus de contrôle par un trader peu scrupuleux a pu aboutir à une fraude financière d&#8217;une telle ampleur.</p>
<p>Cet article n&#8217;a pas pour objectif de « tirer sur l&#8217;ambulance » mais plutôt de susciter le débat parmi les lecteurs de cette communauté de professionnels de l&#8217;informatique ou de la finance. Compte tenu de la gravité de la fraude et de ses conséquences potentielles sur l&#8217;avenir de la Société Générale, toute personne un peu curieuse du sujet doit pouvoir comprendre les éléments de cette affaire et percevoir les enjeux d&#8217;une telle fragilité.</p>
<p>Avant toute analyse, je vais résumer les éléments du scénario que nous propose la direction de la Société Générale pour expliquer cette fraude hors du commun :</p>
<p>- Elle serait le résultat d&#8217;un acte isolé dont la responsabilité revient à un jeune trader de 31 ans, Jérôme Kerviel. Selon la banque, le trader aurait &#8220;pris des positions directionnelles frauduleuses courant 2007 et début 2008 allant bien au-delà des limites faibles qui lui avaient été attribuées&#8221;. Pour Daniel Bouton, cet employé &#8220;a construit une entreprise dissimulée dans notre salle des marchés, une entreprise dans l&#8217;entreprise&#8221;.</p>
<p>- Le jeune trader intervenait sur les marchés des dérivés actions et négociait des contrats futures (contrats à terme) sur indices boursiers européens. En clair, cela signifie que son travail consistait à prendre des paris (pour couvrir un portefeuille d&#8217;actions ou à des fins spéculatives) sur la hausse ou la baisse d&#8217;un indice boursier en utilisant de l&#8217;effet de levier. Sur ces contrats, chaque point d&#8217;indice possède une valeur monétaire qui permet de calculer facilement et à tout moment la valeur des positions à partir du niveau de l&#8217;indice cible du contrat.</p>
<p>- Le trader a pu échapper aux contrôles en couvrant ses positions frauduleuses par des positions fictives de sens inverse. Une fois les positions globalisées, le solde de ses positions se situait en-dessous du seuil d&#8217;alerte de la banque.</p>
<p>- En utilisant cette technique, Jérôme Kerviel a échappé pendant plus d&#8217;un an aux différents contrôles (informatiques et humains) de la Société Générale. Ses précédentes fonctions au sein du back-office lui permettaient de connaître la nature et la périodicité des contrôles. D&#8217;après la direction, il a pu les anticiper car &#8220;les ordres étaient effacés et remplacés par de nouveaux&#8221; avant chaque contrôle.</p>
<p>- Bien que les fraudes se soient déroulées sur plus d&#8217;une année, les positions massives et frauduleuses de Jérôme Kerviel n&#8217;ont été découvertes que le vendredi 18 janvier &#8220;lors d&#8217;un contrôle de routine&#8221;. Les équipes de la salle de marchés ont rapidement mesuré l&#8217;ampleur de la perte durant le week-end et ont pris la décision de liquider l&#8217;ensemble des positions les lundi et mardi suivants au pire de la crise boursière accentuant le mouvement de baisse sur les marchés actions au risque de provoquer un mini-krach boursier.</p>
<p>Cette théorie de la défaillance interne est particulièrement surprenante, la Société Générale étant connue et citée en exemple pour avoir investi de façon massive et continue dans ses applications de suivi des risques afin de conserver sa capacité d&#8217;innovation dans un secteur financier en complexification croissante. Au niveau des effectifs affectés au contrôle des risques, l&#8217;investissement a lui aussi été significatif : « 2.000 collaborateurs sont dédiés à la maîtrise et au contrôle permanent des risques » d&#8217;après le site web de la Société Générale. La théorie du trader isolé tenant en échec une telle armée de spécialistes dotés d&#8217;un équipement informatique de pointe serait digne d&#8217;un scénario hollywoodien.</p>
<p>Jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, ce type de fraude, possible à l&#8217;époque de la chute de la Barings, était réputée impossible compte tenu de la mise en oeuvre de nouvelles normes prudentielles (dites « Bâle II »). En effet, le respect de ces normes a obligé, ces dernières années, toutes les banques à investir des sommes considérables dans des progiciels spécialisés et des data warehouses financiers pour se protéger de telles déconvenues. Dans la mesure où il entame durablement la réputation de la victime, le scénario de la défaillance interne décrit par la direction de la Société Générale est le cauchemar de tous les établissements bancaires. Aussi les agences de notation financière se sont empressées de dégrader d&#8217;un cran la note de solidité financière de l&#8217;établissement ce qui l&#8217;obligera à payer plus cher les fonds qu&#8217;elle empruntera à l&#8217;avenir sur les marchés.</p>
<p>Au-delà de la surprise, il est utile de se demander comment aucune des procédures de contrôle de la banque n&#8217;a révélé pendant plus d&#8217;un an les positions massives et non autorisées d&#8217;un jeune trader, aussi astucieux soit-il.</p>
<p>Pour commencer, il faut savoir que les marges de manœuvre d&#8217;un trader sont habituellement limitées et que ses positions sont surveillées quotidiennement par des équipes de &#8220;contrôle des risques&#8221; et par les équipes post-marchés (middle-office et back-office). En premier lieu, un trader ne peut pas prendre de positions sur n&#8217;importe quel marché. Le &#8220;desk de trading&#8221; auquel il appartient se limite à certaines opérations sur des actifs bien définis (actions, devises, produits de taux, dérivés de crédit, &#8230;). En second lieu, la taille de ses positions est limitée informatiquement en fonction de son expérience et sa connaissance des produits. Les différents desks de trading, assurant l&#8217;interface entre la banque et les différents marchés, constituent les équipes de front-office de la salle de marchés. Le travail d&#8217;un trader consiste à prendre des positions sur les marchés pour le compte de clients ou pour le compte de la banque (on parle d&#8217;opérations pour compte propre). Ces opérations sont enregistrées informatiquement dans un &#8220;book de trading&#8221;. A la suite des opérations du front-office, d&#8217;autres équipes se chargent de la validation des opérations de marché (équipes du middle-office) et de leur enregistrement comptable (équipes du back-office). Cette chaîne de traitement des opérations est normalement rendue transparente grâce à l&#8217;utilisation massive des technologies informatiques qui permettent une intervention rapide des équipes de contrôle des risques. Ces dernières procèdent régulièrement à cinq niveaux de contrôle (risque de crédit, risque de marché, risques structurels, risque de liquidité, risque opérationnel) afin de vérifier la conformité des opérations.<br />
Selon Christian Noyer, &#8220;la fraude a été faite sur des choses relativement simples, des grands marchés, des indices boursiers (&#8230;) C&#8217;était la méthode de fraude qui était extrêmement sophistiquée qui a réussi à défier cinq barrières de contrôle interne du système de défense de la Société Générale&#8221;.</p>
<p>En l&#8217;état actuel des connaissances, les motivations de Jérôme Kerviel restent obscures car il n&#8217;a pas a priori profité de son forfait. Il n&#8217;a passé aucun ordre pour le compte de tiers mais a utilisé au-delà des limites autorisées les fonds de son employeur. Contrairement aux positions prises pour le compte des clients, les positions pour compte propre sont garanties par les fonds propres de la banque d&#8217;où une surveillance extrême de ces opérations par les équipes en charge de l&#8217;évaluation des risques. Le book de trading pour compte propre d&#8217;une banque, comptant habituellement quelques milliers de lignes, est certainement le plus surveillé de tous. Ce jeune homme a décidément le goût du risque &#8230; mais il y a encore plus étonnant.</p>
<p>Les professionnels des marché s&#8217;accordent à penser que, pour atteindre de tels montants de perte, les positions frauduleuses de Jérôme Kerviel devaient se situer entre 40 et 50 milliards d&#8217;euros, soit plus que la capitalisation boursière de la Société Générale. S&#8217;il a eu recours à des positions &#8220;fictives&#8221; de sens inverse, elles ont dû elles aussi s&#8217;élever à des montants équivalents. Il est surprenant que de telles positions n&#8217;aient éveillé aucun soupçon pendant tant de mois à l&#8217;intérieur de la banque, comme à l&#8217;extérieur.</p>
<p>Contrairement aux marchés de gré à gré (où la transaction est conclue directement entre le vendeur et l&#8217;acheteur), le marché des futures actions a la particularité d&#8217;être un marché organisé ; c&#8217;est à dire que les transactions passent par une bourse ou une place de marché. Pour passer ses transactions frauduleuses, il est vraisemblable que Jérôme Kerviel utilisait les services d&#8217;une place de marché (tel que ClearNet) respectant les principes de marges, d&#8217;appels de marge et de chambre de compensation.</p>
<p>Pour chaque opération d&#8217;achat ou de vente effectuée sur un marché organisé par leur front-office, les équipes post-marchés reçoivent rapidement un avis d&#8217;opéré électronique qui récapitule l&#8217;ensemble des caractéristiques des ordres qui ont été exécutés. Chaque avis d&#8217;opéré doit être rapidement rapproché avec les ordres passés par les traders afin de valider et d&#8217;enregistrer comptablement les transactions. Bien entendu, seules les opérations &#8220;réelles&#8221; donnent lieu à des avis d&#8217;opérés. Une transaction fictive insérée frauduleusement dans un &#8220;book de trading&#8221; ne peut, en toute logique, être rapprochée avec un avis d&#8217;opéré et ne peut donc être comptabilisée. En l&#8217;absence d&#8217;avis d&#8217;opérés pour de nombreuses positions de Jérôme Kerviel, on peut se demander comment les équipes middle-office et back-office de la banque n&#8217;ont pas détecté la supercherie dès ses premières tentatives de fraude.</p>
<p>De plus, ces marchés électroniques calculent tous les soirs des appels de marge à l&#8217;attention des acteurs ayant des positions ouvertes. Ces appels de marges correspondent à un versement obligatoire de fonds supplémentaires auprès de la chambre de compensation pour couvrir d&#8217;éventuelles pertes sur les positions ouvertes. En l&#8217;absence de versement le lendemain de l&#8217;appel, les positions non couvertes sont automatiquement liquidées. Or, les positions de Jérôme Kerviel ont été maintenues. Fort de ce constat, on peut se demander si la Société Générale a couvert jour après jour et pendant une année les positions hors-limites de son trader sans se rendre compte de la fraude.</p>
<p>Tous ces éléments discordants nous amènent à penser que, si le scénario de la direction est avéré, on ne pourra plus parler de &#8220;malchance au carré&#8221; mais plutôt d&#8217;incompétence au carré car toute la chaîne de traitement des opérations financières de la banque se révélerait défaillante. La mise en évidence des faiblesses du système de contrôle par une fraude de cette ampleur pourrait causer de sérieux dégâts collatéraux. La validation du scénario de la défaillance interne remettrait en cause non seulement le calcul du résultat de la banque pour cet exercice mais surtout les gains sur les marchés réalisés par la banque au cours des exercices précédents. Les 5,2 milliards d&#8217;euros de résultat net réalisés par la Société Générale en 2006 sont-ils aussi fictifs que les positions de Jérôme Kerviel ? Ont-ils été comptabilisés par les mêmes équipes et selon les mêmes procédures de contrôle qu&#8217;aujourd&#8217;hui ? En racontant à qui veut l&#8217;entendre son histoire de &#8220;trader fou&#8221;, la direction de la banque se tire une balle dans le pied et entache sa réputation de fiabilité et de rigueur. Elle risque de perdre le bien le plus important pour un établissement financier : la confiance de ses clients et de ses pairs. Le maintien de cette version est donc problématique et lourd de conséquences pour l&#8217;avenir de la banque&#8230; La Société Générale suivra t&#8217;elle la voie de la Barings absorbée par sa concurrente ING pour n&#8217;avoir pu éviter les fraudes de son désormais célèbre trader Nick Leeson ? Ou bien implosera t&#8217;elle aussi vite que le cabinet d&#8217;audit Arthur Andersen lors de la découverte du scandale Enron ?</p>
<p>Il y a fort à parier que les enquêtes exigées par les organismes de contrôle bancaire et le premier ministre risquent d&#8217;ébranler plus profondément la crédibilité de la Société Générale qui joue actuellement son indépendance. Dans l&#8217;attente des résultats des enquêtes en cours, je vous encourage à donner votre avis sur tout ou partie des points exposés afin de favoriser le débat et aider à y voir plus clair.</p>
<p>Michael ALBO est Directeur Financier, Executive MBA Paris-Dauphine &#038; UQAM-Montreal<br />
Source : <a href="http://www.daf.info/Fraude-a-la-Societe-Generale-Le-scenario-de-la-direction-est-il-credible-_a894.html">DAF Info</a></p>
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		<title>Une affaire exemplaire</title>
		<link>http://www.no-media.info/593/une-affaire-exemplaire</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 09:38:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/593/une-affaire-exemplaire"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale3.d52q2t8d7j4k4skgwco8cg4k8.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>L&#8217;affaire de la Société Générale, devient exemplaire des méthodes des médias, à l&#8217;affût du sensationnel, qui n&#8217;hésitent plus à désinformer, pour donner du corps à la version officielle.
La presse n&#8217;hésite pas à parler de « fraude » et d&#8217;« escroquerie », en livrant en pâture au public, le nom d&#8217;un employé de banque, qui devient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/593/une-affaire-exemplaire"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale3.d52q2t8d7j4k4skgwco8cg4k8.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>L&#8217;affaire de la Société Générale, devient exemplaire des méthodes des médias, à l&#8217;affût du sensationnel, qui n&#8217;hésitent plus à désinformer, pour donner du corps à la version officielle.</p>
<p>La presse n&#8217;hésite pas à parler de « fraude » et d&#8217;« escroquerie », en livrant en pâture au public, le nom d&#8217;un employé de banque, qui devient le véritable bouc-émissaire, à qui l&#8217;on veut faire porter un chapeau, beaucoup trop grand pour lui.</p>
<p>Exemple de désinformation. Avant hier sur Europe 1, Axel de Tarle n&#8217;hésite pas à affirmer que cette affaire n&#8217;a pas ébranlé les marchés financiers et que l&#8217;action « Société générale » n&#8217;a perdu que 4 %. Faux et archifaux. </p>
<p><strong>La preuve en quelques chiffres.</strong></p>
<p>1) La découverte de cette affaire, dans la journée de vendredi, l&#8217;action de la Société Générale a perdu plus de 18 % et non pas 4 %, alors que le CAC a perdu moins de 5 %. Les éléments de comparaison sont les cours de clôture de jeudi 24/01 et les cours d&#8217;ouverture de vendredi 18/01. Par conséquent, quelle est la raison de chiffres inexacts, l&#8217;incompétence ou la volonté délibérée de désinformer ?</p>
<p>2- Les Bourses européennes et asiatiques ont vécu un véritable krach, en raison du dénouement précipité sur seulement 3 séances de Bourse, des positions acheteuses de la Société Générale. La responsabilité de la Société Générale, dans ce krach, est considérable. En effet, sur les 3 premiers jours de la semaine, les Bourses ont été si déstabilisées que par exemple le CAC a dévissé de plus de 9 %, alors que dans le même temps, le Dow Jones gagnait 1,5 %. Un écart de plus de 10 % entre les marchés américains et européens n&#8217;a pas paru suffisant aux spécialistes, au point qu&#8217;ils osent affirmer, contre toute évidence, que cette affaire n&#8217;aurait pas ébranlé les marchés financiers, ce qui conforte la présomption d&#8217;incompétence ou de volonté délibérée de désinformer</p>
<p>On est donc réduits à s&#8217;interroger et à rechercher les explications qui conduisent les médias à gober la version officielle.</p>
<p>La raison semble être que la Société générale est entièrement responsable du Krach qui a eu lieu au début de cette semaine et donc d&#8217;une part importante des pertes de 4,9 milliards d&#8217;euros et qu&#8217;elle se montre incapable d&#8217;assumer cette responsabilité.</p>
<p>En effet, selon certaines sources, les positions acheteuses de la Société Générale sur les marchés à terme auraient été de l&#8217;ordre de 50 milliards d&#8217;euros. Revendre précipitamment 50 milliards d&#8217;euros de titres sur seulement 3 séances de Bourse, en plus des échanges normaux, a créé les conditions du Krach. La preuve, c&#8217;est que dans le même temps, il n&#8217;y a eu aucun Krach aux Etats Unis. A titre d&#8217;exemple, la Bourse de Hong Kong sur laquelle la Société Générale a massivement revendu ses positions, a chuté de plus de 15 % sur les 2 seules séances de lundi et mardi, sans aucune raison économique, si bien que mercredi, elle a repris 11% et vendredi elle a grimpé de 7 % . Jeudi, Hong Kong a baissé de 2,5 %, durant la dernière heure de cotations, en apprenant le rôle joué par la Générale, dans la chute du début de semaine. Globalement Hong Kong n&#8217;a donc rien perdu sur une semaine. C&#8217;est bien là, la preuve que le Krach historique du début de semaine n&#8217;est imputable qu&#8217;à la Société Générale. En effet, les écarts constatés à Hong Kong constituent les records de baisse et de hausse, en une seule séance. Il est ainsi démontré que la Société Générale est entièrement responsable du krach de ce début de semaine, sur les marchés européens et asiatiques, sur lesquels ses positions ont lourdement pesé.</p>
<p>Pour quelle raisons, la Société Générale, qui était pourtant tenu d&#8217;informer les marchés de cette situation par la règlementation des marchés boursiers, ne l&#8217;a-t-elle pas ? Si c&#8217;est en espérant éviter un krach et de lourdes pertes ? C&#8217;est complètement raté. En revanche, en agissant ainsi, elle a démontré sa capacité à dissimuler la vérité, et c&#8217;est tout ce qu&#8217;il importe de retenir.</p>
<p>La question est de savoir quelle part des pertes constatées est imputable à Jérôme Kerviel et quelle est celle qui est imputable à Daniel Bouton, PDG de la Société Générale.</p>
<p>Sur la base d&#8217;une hypothèse de 50 milliards d&#8217;euros de positions acheteuses de la Société Générale, la baisse de 10 à 15 % des marchés, constatée au début de cette semaine, explique à elle seule, la perte de 5 milliards d&#8217;euros. Or, la décision de dénouer les positions, précipitamment sur 3 jours, n&#8217;a pas été prise par Jérôme Kerviel, mais bien par l&#8217;équipe de Daniel Bouton. Par conséquent, il est démontré que l&#8217;intégralité des 5 milliards d&#8217;euros de pertes ne résulte que de la décision précipitée prise ce week-end par Daniel Bouton qui en est donc entièrement responsable.</p>
<p>Si faire perdre 5 milliards d&#8217;euros à un établissement bancaire est une fraude ou escroquerie, comme la Société Générale le soutient, alors il faut analyser la responsabilité de cette perte, avant de donner en pâture le nom d&#8217;un bouc-émissaire, pour mieux cacher la vérité.</p>
<p>Avant d&#8217;accuser avec beaucoup de légèreté un employé de banque, en relayant la version officielle de la Société Générale, les médias seraient mieux inspirés de faire preuve de prudence, et de respecter la présomption d&#8217;innocence d&#8217;un homme, que l&#8217;on accuse d&#8217;escroquerie et de fraude, voire de faux en écritures bancaires et d&#8217;intrusion sur les systèmes informatique, avant même que la moindre plainte pénale n&#8217;ait été déposée.</p>
<p><strong>Quelle vérité cherche-t-on à nous cacher ?</strong></p>
<p>Il est plus que vraisemblable que d&#8217;autres établissements bancaires, tels que le Crédit Agricole ou les Caisses d&#8217;Epargne ont subi des pertes encore plus importantes que la Société Générale, mais qu&#8217;elles le cachent, pour ne pas affoler leurs clients, dont les SICAV maison ont baissé de plus du tiers de leur valeur, en l&#8217;espace de 6 mois. La confiance des clients est ainsi mise en cause.</p>
<p>Plutôt que de jouer un pâle remake de l&#8217;affaire d&#8217;Outreau, en désignant un seul coupable, les médias seraient mieux inspirés d&#8217;enquêter sérieusement pour répondre aux questions suivantes.</p>
<p>Quelle est la part de responsabilité de la Société Générale dans l&#8217;effondrement des Bourses européenne et asiatiques, au début de cette semaine. ?</p>
<p>Quelle est l&#8217;importance dans les 4,9 milliards d&#8217;euros de pertes, liées à ce Krach, et donc imputable à l&#8217;équipe de Daniel Bouton ?</p>
<p>Quelles sont les pertes subies par les autres banques françaises sur les encours des Sicav maison détenues par leurs clients ? En l&#8217;espace de 6 mois, on peut les estimer à 500 milliards, soit 100 fois plus que le montant qui fait scandale depuis 24 heures.</p>
<p>Avant de mettre en cause Jérôme Kerviel, il importe de mettre également en cause Daniel BOUTON, ainsi que tous les gérants de SICAV des autres grandes banques françaises qui ont essuyé de très lourdes pertes depuis 6 mois, ou alors, il faut reconnaître que la presse a besoin d&#8217;un bouc-émissaire pour vendre de la désinformation.</p>
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		<title>Bizarre, vous avez dit bizarre ?</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 09:34:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>no-media.info</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/592/bizarre-vous-avez-dit-bizarre"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale2.6bhokk24clwc4ckw8wok0c84w.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>Un trader qui perd 4,9 milliards d&#8217;euros sans que personne ne s&#8217;en aperçoive ? Bizarre, vous avez dit bizarre ? D&#8217;autant que la Société Générale était réputée, jusque-là, pour son corps d&#8217;Inspection Générale, chargé du contrôle interne. Eh, les surdoués, vous dormiez, ou quoi ?
Les banques ont une aversion légitime pour le risque. Elles jouent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/592/bizarre-vous-avez-dit-bizarre"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/societe_generale2.6bhokk24clwc4ckw8wok0c84w.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="80" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>Un trader qui perd 4,9 milliards d&#8217;euros sans que personne ne s&#8217;en aperçoive ? Bizarre, vous avez dit bizarre ? D&#8217;autant que la Société Générale était réputée, jusque-là, pour son corps d&#8217;Inspection Générale, chargé du contrôle interne. Eh, les surdoués, vous dormiez, ou quoi ?</p>
<p>Les banques ont une aversion légitime pour le risque. Elles jouent avec l&#8217;argent qui leur est confié. C&#8217;est pour cela qu&#8217;elles ont toutes développé un corps d&#8217;inspection capable de contrôler les processus internes. La Société Générale était réputée pour être à la pointe dans ce domaine. Du moins jusqu&#8217;à hier, lorsque le président de la banque, Daniel Bouton, a dû avouer q&#8217;un de ses traders aurait fait perdre 4,9 milliards d&#8217;euros. Une fraude d&#8217;une ampleur inégalée, dont personne n&#8217;aurait détecté l&#8217;ampleur. Cette version est pour le moins étonnante dans un établissement où les inspecteurs sont les rois.</p>
<p><strong>L&#8217;Inspection Générale : « le top du top » dans la banque</strong></p>
<p>Cette élite bancaire conduit, en effet, sur le papier, &#8220;pour le compte de la direction générale, des missions d&#8217;audit et de conseil sur les activités du groupe Société Générale en France comme à l&#8217;étranger&#8221;. Ses membres peuvent ensuite grimper dans les étages, à de très hautes fonctions dans l&#8217;institution. Aujourd&#8217;hui, 3 des 5 membres du comité exécutif issus de la banque viennent de ce corps, dont le directeur général délégué.</p>
<p>L&#8217;inspection recrute les élites des écoles de commerce et d&#8217;ingénieur. De nombreux polytechniciens, des HEC&#8230; Elle a le droit à tous les honneurs. Pour les étudiants qui se destinent à la finance et à la banque, l&#8217;inspection générale a été longtemps une voie royale. Certains bi-admissibles à l&#8217;ENA n&#8217;hésitaient pas à regagner ce corps privé. Pour les Polytechniciens qui ne pouvaient prétendre aux grands corps de la fonction publique, l&#8217;inspection générale de la banque offrait une sortie honorable.</p>
<p>Daniel Bouton, le PDG, lors d&#8217;un chat internet avec les salariés du groupe en février 2006, n&#8217;hésitait pas à dire : « L&#8217;Inspection Générale (avec des majuscules, excusez du peu) est la colonne vertébrale de la rigueur, de l&#8217;organisation et des valeurs. Si elle n&#8217;existait pas, j&#8217;essaierais de la créer ». Pour cet inspecteur des finances distant, donner des titres de noblesse à une institution privée n&#8217;est pas anodin. Ce corps est un des seuls qui, dans le privé, recrute par concours, une fois par an, comme pour entrer dans l&#8217;administration. Cette année, les candidats doivent déposer leurs dossiers avant ce 25 janvier 2008 (sic). Le concours se déroule en trois temps. Un écrit et deux oraux.</p>
<p><strong>Des contrôleurs qui ont perdu de leur cote</strong></p>
<p>Mais voilà : depuis une dizaine d&#8217;année, les métiers des marchés financiers ont commencé à être bien mieux rémunérés que les fonctions de contrôle. Même le PDG de la Société Générale n&#8217;est pas le mieux payé de sa banque. Et dans sa quête des meilleurs spécialistes des marchés, les grandes banques ont proposé aux plus brillants de ses cadres des places de commerciaux, d&#8217;analystes&#8230; Avec ses salaires plus modestes l&#8217;inspection générale a perdu la cote. Le contrôle est devenu moins valorisant.</p>
<p>Relâchement ? Inadvertance ? Ce &#8220;grand corps malade&#8221; n&#8217;a, semble-t-il, rien vu venir de la catastrophe. Si un trader seul a pu perdre 4,9 milliards d&#8217;euros, c&#8217;est-à-dire contourner tous les processus de sécurité mis et place et contrôlés, audités, par l&#8217;Inspection, sans que les contrôleurs ne s&#8217;en rendent compte à temps, il y a comme un problème. Ils ont même du souci à se faire. Et ils ne sont pas les seuls.</p>
<p>Ironie de l&#8217;histoire : rappelons que la Société Générale a été élue « Banque de l&#8217;année » et « Meilleure banque française » par la prestigieuse revue Euromoney en juillet 2006 et qu&#8217;elle a été pour la 2e fois consacrée « banque de l&#8217;année en France » par The Banker en décembre 2006. Aujourd&#8217;hui, elle décroche le titre peu envié de recordman de la « plus grosse fraude du siècle ». C&#8217;est ce qui s&#8217;appelle tomber de son piédestal.</p>
<p>Source : Bertrand Rothé pour <a href="http://www.bakchich.info/article2450.html">Bakchich</a></p>
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		<title>Les chiffres du « chômage »</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Sep 2007 05:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>no-media.info</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/33/les-chiffres-du-%c2%ab-chomage-%c2%bb"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/chomage.ekqbj5ahjt44ocwksg4kss0gw.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="105" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a>Mauvaise nouvelle pour le gouvernement : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a augmenté de 0,6% en août. L’intérêt de la polémique sur les chiffres du chômage, engagée depuis Noël dernier par les cadres mêmes de l’ANPE et de l’INSEE, est qu’on ne parle plus du nombre des « chômeurs » mais du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.no-media.info/33/les-chiffres-du-%c2%ab-chomage-%c2%bb"><img src="http://www.no-media.info/cms/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/cache/chomage.ekqbj5ahjt44ocwksg4kss0gw.9wzo4bhiyewwwccsss80skos.th.jpeg" width="80" height="105" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" ></a><p>Mauvaise nouvelle pour le gouvernement : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a augmenté de 0,6% en août. L’intérêt de la polémique sur les chiffres du chômage, engagée depuis Noël dernier par les cadres mêmes de l’ANPE et de l’INSEE, est qu’on ne parle plus du nombre des « chômeurs » mais du nombre des personnes inscrites à l’ANPE, ce qui est un notable progrès. Même si ces chiffres sont eux-mêmes toujours sujet à caution. Le gouvernement a décidé de ne plus publier en même temps le taux de chômage au sens du BIT, qui était trop manifestement manipulé, et qui ne correspondait plus en fait à aucune réalité depuis que l’enquête emploi avait été mise sous le coude en raison de ses trop mauvais résultats. Désormais, ce taux, qui seul permet les comparaisons internationales, sera publié tous les trimestres. Mais quel taux, tant que l’enquête emploi n’a pas été refaite et validée ? Eh bien le gouvernement a décidé d’adopter le mode de calcul suggéré dans le rapport des inspections des finances et des affaires sociales, qui concluait que la baisse du chômage au sens du BIT était surestimée d’environ 20%. En bref, il faudrait ajouter 0,8 point au taux publié pour obtenir un taux plausible. C’est en fait ce que dit l’office européen Eurostat, qui en l’absence de chiffres sérieux fournis par la France (seul pays de l’UE dans ce cas…), a estimé que le taux de chômage en France devait être supérieur de 0,8 point à ce que dit le gouvernement français. Mais il ne s’agit pas d’un calcul, il s’agit d’une estimation ! On verra dans deux mois (normalement) ce que le gouvernement nous sortira comme taux de chômage, et si les résultats de l’enquête emploi, qui avaient été promis pour l’automne, auront permis d’y voir plus clair…</p>
<p>Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/</p>
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