Créée par feu René Rémond et présidée par Pierre Nora et Françoise Chandernagor, l’association “Liberté pour l’histoire” (23-25, rue Jean-Jacques Rousseau, 75001 Paris), qui affirme lutter contre la prolifération des lois mémorielles, a tenu une réunion, le samedi 31 mai 2008, dans l’amphithéâtre Turgot de la Sorbonne. Pressée par une intervenante de s’exprimer enfin clairement sur le compte de la première loi mémorielle, c’est-à-dire la “loi Gayssot” ou “loi Fabius-Gayssot” prise, le 13 juillet 1990, contre les révisionnistes, l’association a, enfin, jeté le masque. Elle reconnaît qu’elle est en faveur du maintien et de l’application de cette loi. Le cas de Vincent Reynouard a été évoqué par l’intervenante ; l’association ne voit aucun inconvénient à ce que ce père de sept enfants soit, pour cause de révisionnisme, jeté en prison pour une durée d’un an et accablé de peines financières. P. Nora a sentencieusement déclaré : “La loi n’a jamais servi à condamner des historiens mais des prétendus historiens”.
Jean-Pierre Azéma et Henry Rousso se sont distingués par leur intransigeance cependant que d’autres, tout en prônant le recours à la “loi Gayssot”, ont parfois essayé de sauver la face mais non sans beaucoup de confusion.
Photo : Vincent Reynouard
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Le système est tellement au point qu’il fabrique ses propres opposants : historiens soi-disants “libres” toujours prèts à donner le coup de pieds de l’ane aux authentiques rebelles ,révolutionnaires de pacotilles à la Besancenot ou “grands méchants loups” comme Le Pen indispensables pour canaliser les saines révoltes d’un peuple en lui donnant l’illusion qu’il a encore sont mot à dire et que par son bulletin de vote il est maitre de son destin ,artistes pseudo-politiquement incorrects mais en réalité gavés de conformisme… Les médias ,quant à eux, ont pour fonction d’orchestrer les divers éléments de la supercherie afin de la rendre crédible au troupeau. Tant que le système sera en mesure de donner le change ,il n’y a rien à espèrer.