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Un ancien de la Fédération des étudiants nationalistes à la tête du PSG

Un ancien de la Fédération des étudiants nationalistes à la tête du PSG

Selon nos informations, Charles Villeneuve, qui aura 67 ans le 19 juillet prochain, prendrait la direction du Paris-Saint-Germain (PSG), club de foot bien connu pour ses déboires financiers, ses supporters agités et ses défaites sportives. Homme de médias bien connu, Charles Villeneuve, issu d’une famille de militaires, s’était pourtant porté ses dernières années vers le grand reportage télé (Le Droit de Savoir) avec comme sujet de prédilection les questions militaires. Il fut, il y a peu, directeur des sports de TF 1 avant de quitter récemment le groupe audiovisuel privé.

Natif de Beyrouth, d’un père français expatrié en Grèce –sans doute membre du SDECE- et d’une mère arménienne exilée à Alep, en Syrie, il a construit une partie de sa carrière à la télévision, avec une belle réussite. Mais ce que le grand public sait le moins, c’est que Charles Leroy (son vrai patronyme) fut dans sa jeunesse un activiste nationaliste, membre de la célèbre FEN, Fédération des Etudiants Nationalistes créée le 1er mai 1960 en réaction au texte voté à la fin du mois d’avril par l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) qui appelait le gouvernement français à engager des pourparlers avec le FLN algérien sur le sort futur des départements français d’Algérie.

La FEN fut une forme de prolongement, organisé par Dominique Venner notamment, afin de continuer le combat nationaliste entrepris par le mouvement Jeune Nation quelques années auparavant et interdit depuis mai 1958. La FEN fut un vivier militant exceptionnel, bien implanté non seulement en Région parisienne, mais à Bordeaux, à Lyon (Pierre Vial), à Angers, Dijon, Béziers, à Nancy (Jean-Claude Bardet), en Provence, à Toulouse, etc. On retrouvait à la FEN des jeunes gens qui allait brillamment faire parler d’eux quelques années plus tard, comme Alain Robert, François Duprat ou Jean-Gilles Malliarakis, sans oublier Longuet et Madelin. Certains d’entre eux connurent la répression gaulliste et l’incarcération.
Outre ses Cahiers universitaires, la FEN a laissé deux textes qui s’avèreront très importants pour les générations à venir, quasiment une base de référence doctrinale : Le Manifeste de la classe 60 et Les principes d’actions de la FEN.

La FEN fut à l’origine du Mouvement Occident créé fin 1963 sous l’appellation Mouvement occidental. Elle disparaît progressivement entre 1965 et 1967, après avoir soutenu la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à la présidentielle de 1965. Certains de ses cadres furent à l’origine d’Europe-Action, puis du GRECE, comme François d’Orcival (Amaury de Chaunac-Lanzac) et Fabrice Laroche (Alain de Benoist).

Selon Laurent Roland, ancien dirigeant de la FEN à Toulon (puis sur toute la Provence avec plus de 300 militants), Charles Leroy-Villeneuve ne fut pas vraiment un militant hors pair. En tout cas, pas un de ceux que l’on cite en exemple. Il disparu subitement pour réapparaître en 1964, une fois son service militaire effectué dans une planque médiatique digne des meilleurs films de Georges Lautner. Au regard de la formidable agitation politique qui émanait alors de la FEN provençale, il aurait pu largement en prendre de la graine, se former, devenir un modèle pour les autres. Même Jean-Charles Marchiani à Marseille (futur préfet de la République proche de Pasqua, aujourd’hui en prison) et celui qui allait devenir le chanteur Antoine, Pierre-Antoine Muraccioli sur Nice, avaient adhéré à cette bouillonnante formation nationaliste. C’eut été peut-être aussi pour Charles Leroy l’occasion de se retrouver face à un Philippe Seguin, alors proche du PSU et qui garde un souvenir particulièrement ému des militants provençaux de la FEN.

Mais Charles Leroy était devenu impresario pour un groupe de rock arménien en tournée en France. Reniant pour partie son engagement militant, se laissant pousser les cheveux à la mode des gauchistes de l’époque, il opéra un virage idéologique et intellectuel fâcheux qui allait le mener tout droit dans les hautes sphères médiatiques du Système quelques décennies plus tard.

On a parfois le destin que l’on mérite.

Source : NPI

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