Quelle doit être la priorité des responsables israéliens du Budget: réduire les dépenses de l’Etat à court terme, ou réduire la dette publique?
Un article de Shraga Blum dans le site Aroutz 7 :” Rappelons que malgré une baisse constante depuis le début des années 2000, la dette publique israélienne se situe autour de 80% du Produit Intérieur Brut. Le Fonds Monétaire International pousserait Israël à adopter la deuxième solution, à l’instar de la Suisse, qui utilise cette méthode avec succès.
Les responsables économiques et financiers de la Banque d’Israël réfléchissent sérieusement sur l’adoption du système suisse qui consiste à diminuer la dette publique à long terme. D’après la loi budgétaire actuellement en vigueur, Israël fonctionne selon une méthode qui fixe un cap maximum de 1,7% dans l’augmentation des dépenses annuelles de l’Etat. Mais cette méthode a ses limites car elle ne laisse que peu de flexibilité au gouvernement en cas de situation d’urgence, et l’empêche d’utiliser l’arme fiscale en cas de récession.
En adoptant la méthode helvétique, Israël s’engagerait à réduire la dette publique à long-terme à 60% du PIB pour l’horizon 2015, soit 15% de moins en 7 ans, ce qui laisserait plus de liberté à court terme au gouvernement pour manoeuvrer. Le choix de 2015 n’est pas “gratuit”. Les démographes prévoient ensuite un vieillissement de la population israélienne, ce qui obligera l’Etat à dépenser plus d’argent dans le système de santé et le versement des retraites.
Dans un article intitulé “Should Israël Go Swiss?” des analystes financiers estiment cependant qu’Israël n’est pas la Suisse, tant du point de vue de ses ressources que de sa situation géographique, et qu’il faudrait se préserver une marge de manoeuvre (correction d’erreur), lui permettant de réduire les dépenses à court terme de l’Etat si cet objectif de 60% est menacé.
Rappelons également un fait important, à savoir que la dette publique israélienne est en partie épongée par l’aide américaine, ce qui crée obligatoirement une dépendance politique. La réduction de le dette publique est donc aussi un instrument d’indépendance politique autant qu’économique”.
Source : Israelvalley Site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël
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